Cani-Trail de Puget 2015 ! De la pluie, de la boue, et des chiens !


On ne va pas se mentir, je n’étais pas très très motivé pour faire cette course. (Et je pense que je l’ai fait sentir). Pourquoi ?

Je ne suis pas un grand traileur. Pas que je n’aime pas ça, mais je n’en fais pas beaucoup. Le cani-trail de Puget est une course que j’ai déjà fait en 2014. Je connaissais donc le parcours (difficile et technique). Mais cette fois, il fallait en plus faire avec le froid et la pluie. Et je n’aime pas ça. En 2014, la course profitait d’un beau et grand soleil. Et ça avait déjà été épuisant.

Cette année, je pars aigri. Froid, mouillé, bougon. Mais en connaissant le parcours. Je ne veux pas reproduire les erreurs de l’année dernière. Partir trop vite, emporté par le chien et être claqué avant la première difficulté. Je sens que Stark, mon berger allemand est excité et motivé. Je cours aussi pour lui, pour qu’il se fasse plaisir.

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Sur la ligne de départ, touts les chiens sont survoltés. L’excitation du départ, ils la ressentent à fond. Un départ de cani-cross est toujours un moment dangereux. Les chiens partent rapidement, emballés par un effet de meute. Et le mien ne déroge pas à la règle. Bien au contraire. Mais cette année, je le gère mieux. Le  départ est lancé sous la pluie. Premier virage et une première chute. Ca promet !

Stark par moins rapidement que l’année dernière, ça me rassure. Une tranchée à sauter et déjà les premières flaques de boues. J’évite les premières. Stark, lui, n’en rate aucune. Surtout qu’il voit que je ne dis rien. Pas d’engueulades lorsqu’il plonge truffe la première dans la boue. Je sens qu’il s’amuse. Mais rapidement, il ralenti. S’arrête. Il n’est pas blessé, il n’est pas fatigué. Il attend juste sa compagne de course, Talulla, une femelle husky de 4 ans. En gros, même scénario que l’année dernière.

Talulla et son maître, Damien nous rattrape rapidement. Et on repars vers la première difficulté. Celle qui m’avait scié les jambes l’année dernière. Une première ascension raide, très raide. Le parcours est rendu dangereux par la pluie. Les chemins forestiers sont très glissants, les flasques de boues cache des trous. L’eau ruisselle. Et on est trempé. Je râle.

Fin de la première ascension en marchant. Les chiens s’éclatent dans toutes les flaques qui traînent. On repars doucement, petit rythme. et première descente. Damien est meilleur descendeur que moi, prend quelques mètres d’avance. Mais Stark n’aime pas voir Talulla s’éloigner. Et il tire de toutes ses forces pour la rattraper. La descente, qui était déjà dangereux, devient un calvaire. Je suis contraint de retenir le chien pour éviter la chute. tant pis, on rattrapera Damien quand la descente sera finie.

Un peu après le deuxième kilomètre, premier ravito « canin ». De l’eau et de quoi se rafraîchir les coussinets. Mais Stark décide de continuer. Forcément, Talulla est encore 50 mètres devant. On rattrape Damien rapidement et on continue ensemble. La course continue. Jusqu’au ravitaillement « humain » du 5ème kilomètre, le chemin est une succession de petites cotes suivies de courtes descentes.

La descente qui suit le ravitaillement du 5ème kilomètre est vraiment dangereuse. La pluie et la boue l’ont rendue vraiment casse-gueule ! Et avec le chien qui tracte, j’ai vraiment craint la chute. Mais je m’en sors indemne. Ouf ! Le chien lui se régale toujours autant. Il est tout trempé, recouvert de boue. Mais il s’amuse. Et c’est vraiment l’essentiel.

Après cette descente dantesque, la course se calme un peu. Et redeviens un enchaînement de cote et de descente. Toujours aussi dangereux. Les derniers kilomètres se font en sécurité. Doucement.

Et soudain, apparaît devant moi Philippe. Membre du club, gros compétiteur. Devant moi depuis le début de la course, je vois son haut couleur carotte. Il ne reste que 500-600 mètres. Stark aussi à reconnu le vétéran. Il accélère, lâche Talulla. Et nous arrivons sur le macadam. Plus de peur de chutes. Mon équipier canin et moi même passons en vitesse maximum. On lance la chasse. Nous arrivons derrière lui et le dépassons rapidement. Le dernier champs est un vrai marécage. Philippe nous talonne. Stark ne lâche rien. Je relance pour lui.

Un dernier virage et voici la ligne d’arrivée. Enfin… Stark me regarde, il s’est régalé. Si je n’ai fait que me plaindre pendant 10 kilomètres, finalement, le voir content me redonne le sourire. J’ai couru pour lui.

Finalement, le temps, le classement, je m’en fous. Le voir dormir tranquillement allongé sur son canapé, épuisé par cette journée… Je crois que c’est ça, la vrai récompense.

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1 commentaire

  1. tres sympas le comentaire

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