Spartan Race 2015 : Je voulais ma Trifecta, je l’ai eue… Mais j’en ai chié !


Le week end dernier, j’avais rendez vous avec mon objectif de l’année. La Spartan Race. Elle se déroulait, pour la troisième année, au circuit Paul Ricard, du Castellet. L’objectif était simple. Obtenir la Trifecta.

La Trifecta, c’est quoi ? C’est la medaille qui valide le fait que vous avez fini les 3 principales courses Spartan, sur une année calendaire. La Sprint (environ 6 kms et 15 obstacles), la Super (environ 12 kms et 20 obstacles) et la Beast ( environ 21 kms et 40 obstacles). Mais pour moi, la Trifecta, ça se faisait sur un week end. J’allais enchaîner donc les 3 courses, sur 2 jours.

Cette Spartan Race, c’est aussi une revanche sur l’année dernière. En effet, en 2014, je ne me suis aligné que sur la Super. Et sur le dernier obstacle, en voulant faire le malin pour la photo, je me suis fracturé l’épaule. MAIS CETTE ANNEE, J’Y VAIS POUR TOUT CASSER (sauf ma clavicule!) !

Le rendez vous est donc pris pour ce samedi 17 octobre au matin. J’arrive tôt sur place et je récupère mes dossards. Je me suis mis la pression tout seul. Entre le souvenir de la blessure de l’année derniere et la pression liée à l’accumulation des 3 courses, je suis un peu barbouillé. Une seule envie, que le départ soit donné.

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Samedi : Spartan Beast le matin et Spartan Sprint l’après midi.

La première course de ce week-end de dingue, c’est la Beast. Quoi de mieux pour commencer un week-end de galères, que de débuter par la plus dure.

Il fait froid en ce samedi matin. Je pars dans la  vague de 9h30. Et il ne doit pas faire plus de 9-10 degrés. Je pense tout de suite à la traversée du petit lac… ça va être glacial.

A 9h30 tapante, le départ est donné. Et la pression retombe d’un coup. Je sais maintenant ce qu’il me reste à faire.

Je pars tranquillement. Je veux économiser mes forces. Je m’aperçois rapidement que le parcours est en sens inverse de celui de l’année dernière. et que le tracé est différent. Tant mieux, un petit peu d’inconnu ne fait pas de mal. Après un premier franchissement de palissade, une benne remplie d’eau à traverser. Et autant vous dire que ce n’est pas de l’eau chaude…. Et le fond est rempli de boue. 1 kilomètre de course et me voilà déjà trempé.

Les obstacles s’enchainent sans trop de difficultés. Arrive alors ce petit lac. Il faut y aller d’un coup, sans reflechir. L’eau est vraiment glaciale. Je plonge et j’ai l’impression que mon cerveau congèle directement. Je croise un mec complétement tetanisé dans l’eau. Il n’avance plus. Je tente de l’encourager mais je ne sais même pas s’il m’entend. Je continue ma traversée. en sortant, je tente de m’essorer un peu. Je repars en petite foulée. Il ne faut surtout pas s’arrêter, pour ne pas crever de froid.

J’enchaine les franchissements de palissades, les portées de pneus et les rampés. Je passe au 11 kilomètre en un peu plus d’1h30. Je suis  relativement content du temps. Mais je continue prudemment.

C’est là que les choses se corsent pour moi. Le SandBag Carry. Comprenez « le porté de sac de sable ». L’année dernière déjà cette épreuve m’avait coutée cher. Mais là… J’ai eu l’impression de faire des squats sur quasiment un kilomètre. Le parcours de cet obstacle, passe du chemin de terre pratiquable à une ascension dans une single completement raide. Un vrai chemin de croix pour moi. Les jambes en feu, les abdos en feu aussi. Je dois passer pas loin de 45 min sur ce kilomètre. L’ascension est épuisante.

sportograf-72370985_lowresArrivé en haut, j’ai du mal à repartir et je marche jusqu’au ravitaillement. Un grand verre d’eau, une petite descente, et on repart en petite foulée. Quelques kilomètres passent et quelques obstacles aussi, lorsqu’arrive… Le porté de sceau de cailloux. Rebelote. Mais le chemin est moins dur. Moins long aussi. Mais les portés, c’est vraiment pas mon truc. Je finis tant bien que mal et repars doucement.

Les obstacles s’enchainent, les kilomètres défilent jusqu’au fameux rampé. Le douleureux rampé. Il doit bien y avoir 150 mètres de rampés dans la boue et sous les barbelés.

Je me sens épuisé, lessivé. Je franchis la ligne d’arrivée de cette Spartan Beast en 4h22. La deuxième partie de la course a eu raison de moi.

Mais pas le temps de se reposer. Je bois une boisson énergétique, je mange un morceau, me change et c’est reparti. J’ai eu 40 minutes de répit. Je prends le départ de la Spartan Sprint. Pas la peine de faire un long résumé, je l’ai vraiment prise cool. Vu mon état de fatigue, j’avais peur de la blessure.

Je mets tout de même quasiment 2 heures pour faire 6 kilomètres.

Dimanche matin : Spartan Super.

Le dimanche matin, on remet ça. Je la veux ma Trifecta. Je l’aurais. J’ai bien dormi la nuit, forcément. Et j’ai moins de pression que la veille. Je pars doucement et enchaine les obstacles dans le même état d’esprit. L’objectif est de finir. Et sans blessures de préférence.

sportograf-72374474_lowresTout se passe bien jusqu’aux mêmes obstacles que la veille. Le sac de sable et le sceau de cailloux. Qui me font vraiment mal. Au fils des kilomètres, je réalise à quel points je suis fatigué. A quelle points je suis à bout de force. Chaque obstacle devient un calvaire. Franchir une palissade me prend 5 minutes. J’en chie. Vraiment. Mais j’y suis. Je finis.

Je franchis la ligne d’arrivée de cette 3ème course du week-end en un peu plus de 3h. Et finalement, je ne savoure pas tout de suite ma Trifecta que je viens de gagner. Je veux juste me reposer… et dormir.

Dans l’ensemble : 

Je suis tout de même content de moi. Je me suis  donné à fond malgré l’ampleur de la tâche. Mais je pense que je me suis un peu dégouté aussi de la Spartan. Enchainer les 3 courses, sur un week-end, avec les mêmes obstacles, les mêmes difficultés… Savoir exactement où je vais en chier et où ça va aller mieux…. Mentalement, ça a été dur, jusqu’à une perte du plaisir de la course. Mais c’est dans la douleur que se révèlent les Spartans.

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18 commentaires

  1. Ah ah j’adooooore !
    Bien joué !

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  2. et vive les courbatures les 3 jours suivants!!

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  3. Bravo à toi !!!
    J’ai fais aussi le Tri Fecta mais en deux étapes, et dans l’ordre croissant. J’admire ton exploit et ta détermination.
    Bonne continuation à toi

    Aroooo

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  4. Franchement bravo ! ça fait partie de mes objectifs de 2016 la trifecta (mais pas forcément sur le même week-end) donc ton récit me donne du grain à moudre pour ma préparation.

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  5. Alors lâ je dis BRAVO et FELICITATION !! Tu l’as meritè ta Trifecta ! Et ton oreiller aussi, ahahahah !
    Mais du coup, tu n’as fait aucun burpees ? T’as super geré !!!

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  6. Salut à toi et content de découvrir ton blog (via le groupe Epson). C’est un très beau défi que tu t’es lancé et que tu as mené à bien malgré l’épuisement ! Dommage cependant que tu te sois « dégoûté », mais avec le recule, j’imagine que la satisfaction de l’accomplissement doit être proportionnelle à sa difficulté.

    A bientôt !

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