Marathon de Rome 2017 : Je suis venu, j’ai vu, j’ai couru (sous la pluie) !


C’est au milieu de novembre 2016 que j’ai finalement décidé de courir le marathon de Rome. Cathy, une amie, voulait faire Londres. Mais à ce moment de l’année, il n’y avait plus de place. Il restait en gros, Barcelone ou Rome. Et nous avons opté pour le dernier.

IMG_2617La préparation s’est plutôt bien déroulée. Sans être particulièrement sérieuse. Plusieurs sorties par semaine, entre 8 et 16 kilomètres, mais sans fractionné. J’ai su que j’étais en forme, au semi des pyramides, lorsque que j’ai amélioré mon record perso de près de 5 minutes, passant pour la première fois sous 1H40. La seconde partie de la prépa a été un peu plus chaotique. Avec une grosse douleur au mollet, qui m’a coupé quasiment 2 semaines de prépa. Je pars confiant sur Rome, mais avec quelques petites incertitudes tout de même. L’objectif du marathon de Rome est de finir dans un temps beaucoup plus correct que celui de Paris.

IMG_2626J’arrive à Rome le jeudi soir et je recupère rapidement l’hôtel. Le vendredi et le samedi sont consacrés à la visite de la ville. Je n’oublie pas de passer au Marathon Expo avec de récupérer mon dossard.

Et nous voilà au dimanche matin. Le ciel est grisonnant. La météo annonce de la pluie sur la matinée. Je souhaite partir avec les meneurs d’allure 4h00 et je me faufile dans l’épais peloton. Mais pas jusqu’aux meneurs.

Curieusement, je ne stresse pas. Peut etre parce que je suis moins stressé par le chrono que d’habitude. Je me sens bien. Et prêt à me lancer dans la course.

IMG_2757C’est les applaudissements du peloton qui me signalent que les élites sont partis. La pression monte un peu. Mais je sais qu’elle retombera dès que je commencerais à courir.

Enfin le départ… Et les premières gouttes. Les deux premiers kilomètres sont rapides mais je fais surtout attention aux pavés.

La pluie s’intensifie de manière exponentielle. L’orage gronde et la course devient un enfer. Les pavés deviennent vite glissant, les flaques apparaissent un peu partout. Et je suis trempé de la tête aux pieds. Je bois rapidement un verre d’eau au ravito du 5ème kilomètre. De toute façon, la pluie battante empèche les benevoles de sortir autres choses que des bouteilles.

Entre le 5ème et le 10ème, je reconnais que l’idée d’abandonner m’a traversé l’esprit. Mais j’étais en forme. Et prêt. Et ce n’est pas la pluie qui m’arrêtera. L’accalmie arrive autour du 11ème kilomètre. Je redresse la tête et relance (un peu) ma course. Je regarde mon chrono qui m’indique que je suis toujours sur des bonnes bases. Je suis rassuré.

Au 15ème kilomètre, je prends du sucre et de l’eau. Mais sans m’arrêter. Je veux garder la dynamique dans laquelle je suis. Le ciel est toujours menaçant mais la pluie s’est arrêtée.

La grosse gifle arrive autour du 18ème kilomètre. Après un virage à 90°, nous tombons nez à nez avec la basilique Saint Pierre. Whaoouh ! C’est vraiment un moment magnifique. Il y a énormément de monde aux abords de la place Saint Pierre. Le moment est magique. Mais fugace.

FullSizeRenderLes kilomètres se suivent et se ressemblent. Mon rythme est stable, autour de 11,7 km\h. Je suis très satisfait, mais je ne m’emballe pas. Je passe le semi en 1h48. Tout va bien. Je prends le temps de me ravitailler correctement.

La première difficulté arrive sur les bords du « Parco Di Villa Glori », vers le 27ème. Un peu de dénivelé casse pattes, que je franchi avec prudence. Je commence à ramasser les premiers marcheurs.

Je me sens frappé le mur. Mon rythme descend clairement. J’ai toujours de grosses difficultés, même avec l’expérience à franchir le mur. Je vois mes temps de passages se rallonger inexorablement. Mais je continue.

Je prends le temps de m’arrêter et de manger et de boire au ravitaillement du 30ème. La pluie commence à retomber. Je sens que mes tétons hurlent à cause du frottement du  haut sur ma poitrine. Je prie secrètement de ne pas les retrouver en sang sur la ligne d’arrivée. Je repars doucement. Ce ravito m’a fait du bien. Mais la pluie et les difficultés à relancer me mettent un petit coup au moral. Je vois mon chrono qui se rapproche des 4h de manière de plus en plus significative.

Je fais l’impasse sur le ravito du 35ème. Pourquoi me direz vous ? Aujourd’hui, je sais que cette décision m’a surement coûtée quelques minutes. Mais sur le moment, ça m’a semblait être la meilleure chose à faire pour garder un rythme le plus stable possible.

39ème, je suis lessivé. Je marche sur une centaine de mètres. Je craque. J’espère réussir à tenir ce marathon sans marcher. Mais je n’y arrive plus. Le chrono, lui, ne s’arrête pas. Alors je repars. Tout doucement.

L’orage m’accompagne. Entre le 40ème et l’arrivée. Une pluie diluvienne s’abat sur la course. Je suis trempé. Comme tous les autres concurrents. Un dernier coup d’œil à mon chrono. Je peux encore passer sous les 4h ! Mais faut plus lambiner.

Je passe le dernier virage, et vois le chrono officiel. 3h58 et 20 secondes. Mon dieu ! Les secondes courent à une vitesse affolante. Il me reste 100 mètres à faire et je ne peux pas détacher mes yeux de ce chrono.

Dans un dernier effort, je franchi la ligne ! 3h58’49 ! Bordel, je suis passé sous les 4h. Avec cette météo de dingue ! Je n’y crois même pas. J’ai l’impression que ce chrono est faux. Irréel. Mais il est bien là. Je regarde ma montre plusieurs fois pour m’en convaincre. Je suis passé sous les 4h !

J’embrasse ma médaille et serre contre moi ma couverture de survie ! J’ai réussi !

I ran Roma !

Un grand merci à Mika, mon rouquin preferé qui m’a accompagné sur ces quelques jours italiens, et qui a supporté mes « obligations » de marathonien !

Cap.

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Catégories :Mes Courses

8 commentaires

  1. Toutes mes félicitations ! Je me suis inscrit pour Paris 2018, ça sera mon premier marathon ! 🙂

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  2. Super récit j’espère avoir meilleur temps à Rome en 2018 ☺

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